Le vélo deviendra t-il un mode de déplacement incontournable, pour les déplacements , citadins, en premier lieu?. Mais quelles mesures incitatives envisager?
*Prime à l'achat comme à Colmar?
*Vélos en libre service?
*Vélos électriques (photo ci contre)?
La flambée des prix des carburants finira peut être par inciter le plus grand nombre à opter pour ce mode de transport. Avant tout, l'encouragement doit venir des responsables municipaux, qui doivent avoir pour objectif principal , l'aménagement de pistes sécurisées, permettant le déplacement des cycles et l'organisation de leur stationnement. Sans cette volonté forte, de privilégier ce mode de transport, toutes primes ou "gratuités" peuvent s'avérer vaines. Mais les choix se font souvent vers le tout automobile, et le sacrifice d'une place de parking pour voiture, ou de quelques surfaces routières, au profit de quelques vélos, n'est pas une priorité....
« Mise à disposition gratuite de vélos pour se déplacer en ville ».
Page 12 du bulletin qu’ont reçu les appaméens par la liste « Ensemble continuons pour Pamiers » conduite par Mr André Trigano, pour les élections municipales de Mars 2008 : le projet de « la 2ème phase du plan vélo avec la mise à disposition gratuite de vélos pour se déplacer en ville ». Mais aujourd’hui, dans la presse locale, notre Maire déclare : « Le plan vélo, on l’a lancé, on va le continuer. J’avais envisagé de mettre en service des vélos libres, comme à Paris, mais les premiers bilans m’appellent à la prudence, car il apparaît que beaucoup sont dégradés, j’étais pourtant très partant là-dessus, il y a donc matière à réflexion. Mais j’observe aussi que nous ne sommes pas à Paris et qu’à Pamiers ils sont nombreux ceux qui ont un vélo à titre personnel ! ».
Voila, il n’aura pas fallut 2 mois, pour qu’une promesse, un projet, soit enterré et envoyé aux oubliettes. Manque de lucidité ? Manque de sérieux ? Propagande électorale ? Certains appaméens ont-ils voulu croire que leur candidat était devenu écolo conscient ?
Le baril de pétrole voit son prix flamber, le pouvoir d’achat des ménages diminue, et notre ville s’organise et amplifie le tout automobile. Nous pourrons bientôt faire le tour du plateau du Castella by night avec nos visiteurs de passage (voir Article de Louis Claeys ci-dessous). Le point de vue y est magnifique, et pour peu qu’on tronçonne quelques arbres, la vue sur Pamiers sera superbe, les trois clochers éclairés en basse tension !!! Mais le stationnement devenant payant autour de la cathédrale, il va falloir compenser. Pour les barrières, ça va se corser devant le lycée, et ceux qui voudront éviter la sanction du procès verbal, devront monter sur la butte du Castella, et en redescendre si le parking « gratuit » est complet.
Beaucoup de villes ont choisi de freiner la circulation en centre ville, que ce soit par la mise en place de navettes depuis des parkings excentrés, par la création d’espaces piétonniers, par l’encouragement des transports en commun propres… Mais la ville de Pamiers ne prend pas cette orientation, et les rues du centre ville ne sont pas en voie de devenir respirables. Les voitures y sont reines et tout laisse penser qu’il en sera encore ainsi ces prochaines années. Et ce ne sont pas quelques murs végétalisés ou quelques barrières, qui feront changer les mentalités, puisque la priorité reste de faciliter le stationnement au plus prés des commerces et dans l’hyper centre. Eric Mangenot.
1 commentaires:
"Nous allons permettre le stationnement sur le Castella" ! Une affirmation grave du Maire de Pamiers dans un entretien à La Dépêche le 29 avril 2008. Soyons clairs d'entrée : nous nous opposerons fermement à cette "folie" qui consiste à vouloir transformer le Castella en parking ! Il s'agit là, non seulement d'une erreur monumentale, mais aussi d'une attaque frontale de lèse-patrimoine historique et naturel.
Le Castella est la butte fondatrice de Pamiers et actuellement, l'un de ses poumons verts. Ne le transformons pas en circuit automobile avec toutes les nuisances qui s'y rattachent. Nous en appelons au bon sens et à la responsabilité de monsieur Trigano. Il y a suffisamment de places de parking à la périphérie (Milliane, l'ancien hôpital, la Brasserie,...), sans qu'il soit besoin de créer des places supplémentaires dans l'hyper-centre historique. Pamiers a été trop mutilée jusqu'ici, l'exemple des Trois Pigeons est dans tous les esprits. Ou que monsieur Trigano le dise clairement : il cède volontiers aux pressions des partisans du tout-parking ! Les Appaméens, soucieux de leur patrimoine historique et naturel, jugeront et surtout ne laisseront pas faire pareille bévue. Le Castella mérite autre chose, comme par exemple des jardins, une attraction touristique supplémentaire. Quand sera-t-il possible dans notre bonne ville de discuter de ces sujets d'importance dans les commissions municipales, en présence des représentants du monde associatif ? Louis Claeys .
PLAIDOYER pour une VILLE NATURE et CULTURE.
Que n’avons-nous entendu sur la pseudo « non attractivité touristique » de Pamiers !
« Circulez braves gens, y’a rien à voir. Poussez au contraire jusqu’à Mirepoix, Foix,
la montagne. Pamiers est une ville industrieuse qui ne peut s’offrir le luxe
d’un véritable investissement dans les affaires patrimoniales et touristiques… ».
Autant de faux-semblants inacceptables. Cessons de nous auto-flageller et regardons
les choses en face ! En réalité, Pamiers possède l’un des plus riches patrimoines historiques
et naturels de la région mais ne le sait pas. Pourquoi s’appesantir sur les charmes, indéniables
au demeurant, de la bastide mirapicienne, de Foix et son château, de Saint-Lizier, dès lors que
notre Histoire et notre Environnement pourraient amplement soutenir la comparaison ?
Notre patrimoine bâti tout d’abord vaut à lui seul le détour, à la condition bien sûr de le
restaurer et de le mettre en valeur. Or, que voyons-nous ? Des bâtiments religieux et civils
délaissés qui donnent de Pamiers une image peu enthousiasmante. Même la demande
d’éclairage des « Trois Clochers », carte postale emblématique de notre ville, se heurte
depuis des années à l’hostilité des élus de droite, rejoints lors du dernier Conseil
municipal par madame Matricon. Dans ces conditions, comment proposer une visite guidée
du Vieux Pamiers, le tour du Carmel, du quartier de la Caussade, du Castella, sans avoir
honte de lever les yeux sur des murs lépreux et de parcourir des ruelles non moins
innommables ?
Ayons le courage d’accepter ces critiques et surtout le réflexe de prendre enfin les
mesures qui s’imposent. En la matière, le « Groupe de Gauche » déborde de
propositions aussi réalistes que nécessaires. Et de grâce, que l’on ne nous serve plus
le sempiternel refrain : « Ça va coûter les yeux de la tête » ! Cette fois, il y va de
notre identité et d’une offre touristique digne de ce nom ! Alors, donnons-nous les
moyens d’un véritable développement culturel et patrimonial.
Dans le domaine historique toujours, créons « l’espace-mémoire » : « Un Pays,
une Histoire », indispensable à la connaissance de notre passé que nous pourrons ainsi
partager avec les visiteurs. Encore une fois, notre Histoire politique, religieuse,
économique, culturelle, est riche et ne demande qu’à être proposée au plus grand nombre.
Ouvrons donc nos collections, sans oublier dans leur présentation le volet éducatif qui a
toujours fait défaut jusqu’ici.
La Nature, elle aussi, peut nous offrir bien davantage. Privilégions en particulier les espaces
verts du centre ville. Arrêtons de bétonner nos rues et nos places. Pamiers, à l’exemple de la
place de la République ou, plus récemment, des Augustins, a été « minéralisée » à outrance
ces dernières années, pour gagner en tranquillité d’entretien ou pire, en places de parkings.
Pourquoi, par exemple, ne pas créer une « montée verte » depuis la rue Charles de Gaulle
en direction de la place du Mercadal, avec un fort ancrage, vert bien sûr, sur la place Jean
Jaurès
(ou plutôt le parking) redessinée, au pied d’un immeuble architecturalement novateur et de
haute qualité environnementale ? Une montée qui contournerait la cathédrale pour rejoindre
le Castella transformé en jardins, autant d’attractions touristiques supplémentaires.
Et les canaux ? Que n’a-t-on promis à leur sujet, études (chères) à l’appui, pour de maigres
résultats ! Certes, il s’agit d’un chantier important, mais se retrancher derrière cette évidence
ne fera jamais avancer les choses. Il faut, ici encore, une volonté politique et environnementale.
Les canaux sont une curiosité unique dans notre région, ils méritent toute notre attention.
Commençons par organiser une fête « Nature et Culture » sur ses berges, chaque année
pendant l'été.
Rendons-lui ses promenades arborées sur toute la ceinture, en persuadant également les
Appaméens de soigner immeubles et jardins qui bordent leur cours, pour le plus grand plaisir
des yeux. Pamiers-ville d’eau ! Dans ce créneau, n’oublions pas l’Ariège et le site de Cailloup,
d’une richesse historique et naturelle exceptionnelle. « Poumon vert » de Pamiers à moins d’un
kilomètre à pied du centre ville, il nous offre déjà nombre de randonnées-découverte, à l’instar
des sentiers sillonnant le Terrefort.
Ces quelques rappels devraient convaincre les élus que l’amélioration de notre cadre de vie, de
sa qualité, est une priorité, sous peine de passer à côté des fortes espérances récemment
exprimées par nos concitoyens. Pour autant, il serait utopique de prétendre entrer dans le cercle
étroit et prestigieux des « Villes d’Art et d’Histoire », inaccessible pour l’instant. Les conditions
d’admission sont en effet draconiennes. En revanche, pourquoi ne pas imaginer, voire créer, une
catégorie de « Villes Nature et Culture », avec un cahier des charges approprié ? De telle sorte
que d’autres villes, se reconnaissant dans notre démarche et disposant également d’atouts
culturels et naturels à l’état brut, puissent nous rejoindre dans un collectif de réflexion et
d’action.
Redonnons du rêve à Pamiers par le biais de ce concept « Nature et Culture ». Ne nous
contentons plus du « moins faisant » culturel et naturel ambiant, les générations futures
nous demanderont des comptes. Soyons à la hauteur de leurs attentes et faisons le pari du
développement Nature et Culture, sous l’impulsion d’une Municipalité soucieuse du mieux
vivre dans notre Cité.
Louis Claeys.
D'après un article en ligne sur Maire Info, le quotidien des élus locaux, auquel vous pouvez vous inscrire, pour recevoir la newsletter: " L’Agence nationale de l’habitat (ANAH) propose un nouvel outil d’intervention pour «requalifier les centres anciens dégradés»
Lors de son dernier conseil d'administration, l'ANAH a rappelé la décision du gouvernement de doubler les efforts en matière de lutte contre l'habitat indigne. Pour l'ANAH, «ce changement d'échelle constitue le cœur de son action en faveur de la mise en œuvre de la loi instituant le droit au logement opposable. Sa concrétisation suppose un partenariat renouvelé avec les collectivités territoriales notamment dans les quartiers anciens dégradés.»
A moyen terme, ces actions pourraient s'inscrire dans le cadre d'une nouvelle génération d'opérations de requalification des quartiers anciens dégradés (ORQAD). Ces opérations, négociées localement, s'inscriraient dans un nouveau cadre contractuel et budgétaire. Ce cadre «garantirait aux collectivités un engagement financier pluriannuel, un élargissement des modalités d'intervention urbaine et une adaptation des règles de subventions aux propriétaires privés.» Le Conseil d'administration a approuvé le programme d'action immédiat de l'Agence en faveur du DALO et le renforcement des aides à l'ingénierie dans le domaine de la lutte contre l'habitat indigne.
On peut estimer entre 150 et 200 le nombre de quartiers anciens rencontrant à des degrés divers des difficultés de tous ordres: dégradation du bâti, perte d’attractivité, vacance, déclin économique et commercial, évoluant parfois vers la constitution de poches de pauvreté et d’insalubrité. Fin 2007, 560 OPAH (opérations programmées d’amélioration de l’habitat) étaient en cours dont 92 OPAH de renouvellement urbain et plus d’une trentaine en préparation. Une quinzaine de sites en quartiers anciens ont par ailleurs reçu l’appui de l’ANRU.
Sur le terrain, l'ANAH cite quelques «opérations remarquables»: Troyes, Ajaccio, Bordeaux, Le Puy, Saint-Etienne, Mulhouse". (site de l'ANAH en lien sous le titre).
Une maintenance bien huilée sur Toulouse:
Depuis quelques mois, les VélôToulouse sont entrés dans le paysage de la ville. Les stations et les vélos ne sont pourtant que la partie visible d’une organisation bien rôdée. En effet, l’entretien et la maintenance permettent au service… de rouler !